Histoires de réussite EJOM : Mariam Cissé - développement des activités horticoles

May 2019

Blog

« Si j'avais eu ces compétences et cette vision il y a cinq ans, j'aurais fait un long chemin aujourd'hui »

Le manque d'opportunités d'emploi pour les jeunes au Mali peut être attribué à plusieurs facteurs, y compris le manque de demande, l'inadéquation entre la formation initiale et les besoins du marché du travail et l'insuffisance de l'entreprenariat. Le projet EJOM tient compte de plusieurs de ces facteurs pour créer des possibilités d'emploi intéressantes. Nous avons parlé à des participants qui ont pu transformer leur entreprise grâce à la formation et au soutien du projet EJOM. Voici l'histoire d'Amina.

« Je suis Mariam Cissé mariée, mère de deux enfants, j’habite à Kayes légal Ségou. Je suis bénéficiaire du projet EJOM « L’Emploi des Jeunes crée des Opportunités, ici au Mali », je travaille dans le domaine de l’horticulture.  La famille de mon mari est active dans l'horticulture depuis longtemps, elle possède un espace non négligeable, chaque membre de la famille qui le désir peut exploiter une portion. Si pour les hommes de la famille le maraîchage constitue une activité principale, celle qui leur permet de subvenir aux dépenses de la famille, il en est pas de même pour des femmes, la plus part du temps nous le faisons sans pour autant mesurer toute la portée de l’activité. Une partie de notre petite production est destinée à la consommation, elle représente notre contribution aux dépenses du ménage et l’autre partie à la vente à une échelle très réduite. Nous nous contentons de ce gain je dirais aujourd’hui près qu’insignifiant.

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Mariam sur sa parcelle d'aubergines
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Mariam sur son nouveau terrain avec des concombres

La formation en compétence de vie et en entreprenariat du projet EJOM m’a permis de voir les choses en grand, je pratiquais mon activité sur un espace de 0,25, à la suite de la formation j’ai compris que je suis face à une grande opportunité qui peut changer le cours de ma vie, j’ai donc demandé à mon mari de me céder plus d’espace afin que je puisse développer au mieux mon activité, actuellement je travaille sur ½ hectare.  Avant la formation j’ignorais tout de la gestion, je vivais le jour au jour sans aucune planification, à présent grâce à l’application des règles en matière de gestion je fais face à mes charges sans une grande difficulté, les frais de carburant pour le fonctionnement du système d’irrigation, le traitement du jardin contre les insectes entre autres. Cette bonne gestion me permet de me projeter aussi dans l’avenir et de planifier davantage le développement de mon activité. Le maraîchage demande la disponibilité de l’eau en permanence et en quantité, grâce aux kits d’installation octroyé par le projet j’ai contribué au renforcement du système d’irrigation  existant sur la parcelle familiale et procéder à l’achat des semences et des petits équipements. Avec la formation technique j’ai appris la période la mieux indiqué pour la culture de chaque spéculation ce qui m’a donné l’idée de faire des aubergines en cette période de chaleur, cela a considérablement réduit la charge de travail surtout en terme d’arrosage donc moins de moyen en carburant pour le fonctionnement du groupe électrogène, contrairement aux autres années où à la même période je faisais des laitues avec des dépenses énormes pour l’arrosage des plants.

Au cours de cinq années de pratique c’est la première fois que je me lance dans la production de deux spéculations au même moment, actuellement je vends mes aubergines et j’ai effectué la semi des concombres que je compte mettre sur le marché dans deux mois. J’ai aussi bien apprécié la technique de tuteurage que j’appliquerai à mes concombres dans quelques semaines. J’ai appris et pratique comment faire la cueillette en prenant soin des fleurs qu’il faut déjà considérer comme des légumes, chaque fleure tombée représente de l’argent perdu.   

Pour des difficultés financières j’avais arrêté ma formation en santé qui me coute (300.000FCFA (450 €) /an).  Grâce  aux revenus de mon activité j’ai repris les cours, je suis donc en phase d’obtenir mon diplôme de technicien de santé.  

En termes d’impact, aujourd’hui cette activité fait de moi une femme indépendante et entreprenante.

Expert

Véronique Samaké

Communication project officer


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