Histoires de réussite EJOM : Hissam Alphagalo - devenir un entrepreneur horticole

May 2019

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"Ma vie a vraiment changé. Avant, je passais ma journée à parler et à prendre le thé avec mes amis. Aujourd'hui, on m'appelle "l'homme qui n'a pas le temps". Je manque vraiment de temps pour toutes les activités autres que celles liées à ma ferme commerciale et j'en suis heureux."

Au Mali le manque d’emploi des jeunes est une réalité et constitue un frein au développement du pays. Il est dû à plusieurs facteurs notamment l’inadéquation entre la formation et le marché de l’emploi, le ratio entre la création d’emploi et la croissance de la population, la crise sécuritaire déclenchée au nord du pays depuis 2012.

Le gouvernement du Mali à travers l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des jeunes, la SNV, ICCO et WASTE avec la contribution financière de l’Union Européenne ont mis en place le projet « l’Emploi des Jeunes Crée des Opportunités ici au Mali » EJOM. Pour contribuer à la création d’opportunités d’emploi pour 8620 jeunes dans le district de Bamako en plus de trois régions du pays (Kayes, Koulikoro et Gao).

La plupart des jeunes qui terminent les formations créent leur propre entreprise ou activité économique. Hassim Alphagalo ne fait pas exception. Hassim est titulaire d'un diplôme en agroéconomie, mais il n'avait pas d'emploi et appartenait au groupe des " Diplômés en chômage ". Fort de son succès récent, il se dit aujourd'hui " jeune entrepreneur en devenir ".

En plus des acquis du projet, il beneficie de l’appui de son oncle enseignant à l’Institut Polytechnique Rural de Formation et de Recherche Appliquée (IPR/IFRA) de Katibougou et parrain du jeune sur le projet.  Grâce à lui, Hassim à fait une acquisition temporaire d’une parcelle d’un hectar où il produit de la pomme de terre, du gombo, de la laitue, de l’échalote, de la tomate, des betteraves et de la carotte selon les saisons.

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Hassim sur sa ferme horticole
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« En dépit de ma formation académique en agronomie, la formation technique en horticulture m’a permis de cerner d’autres aspects dans le domaine du maraîchage. En termes de gain pour ma 1ère production après toutes les dépenses j’ai encaissé la somme de 100.000 FCFA (150 €) . Aujourd’hui je suis un autre homme, je me sens plus indépendant et responsable. Je suis membre de la jeune chambre internationale de Koulikoro, contrairement aux années passées, j’arrive maintenant à payer mes cotisations pour participer aux différentes sessions de formation organisées par l’association, cela renforce d’avantage mes compétences. Je sens de l’apaisement  dans la famille dû en partie à ma réussite, mes jeunes frères sont presser de finir les études pour m’imiter, des fois ils viennent m’aider dans mes tâches. Avant le projet mon rêve était de devenir entrepreneur, ce qui explique le choix de mes filières d’étude, Science Economique et Sociale au lycée ensuite Agro Economie à l’IPR/IFRA. Avant ce projet je n’avais pas les idées claires, il y avait un flou total dans ma tête, à peine je savais par où commencer. Dans la classe nous ne bénéficions pas de cours spécifique en entreprenariat alors que nous avons besoin de cette compétence  pour poser les jalons de notre activité. Alors je peux dire sans risque de me tromper que le projet m’a permis de réaliser mes rêves. Dans mes perspectives je compte mettre sur place une chaine de valeur en me lançant en plus de la production du gombo frais, la commercialisation du gombo en poudre. Je veux aussi acquérir une parcelle privée pour la poursuite et le developpement de mes activités.

Expert

Véronique Samaké

Communication project officer


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